La Cour suprême a refusé lundi 8 juin de se saisir de la requête d'un vétéran de l'armée américaine qui protestait contre la politique "don't ask, don't tell" décidée sous Bill Clinton en 1993. Cette dernière autorise les personnes homosexuelles à servir sous les drapeaux à condition de ne pas afficher leur homosexualité :
« L'orientation sexuelle ne sera pas un frein au service militaire à moins d'une conduite homosexuelle manifeste. Les autorités militaires renverront les membres qui s'engagent dans des conduites homosexuelles, c'est-à-dire des actes homosexuels, une affirmation que le membre est homosexuel ou bisexuel ou un mariage avec une personne du même sexe. »
« The Pentagon's New Policy Guidelines on Homosexuals in the Military », The New York Times (20 juillet 1993).
Une cour d'appel fédérale de Boston avait rejeté la plainte de douze vétérans en juin 2008.
"On peut très bien vivre longtemps et en bonne santé sans faire d'enfants".
D'ailleurs je ne crois pas déclarer une nouveauté en adressant cette phrase à des catholiques... quand on sait que le dogme catholique impose célibat, chasteté et non procréation à ses représentants.
Un prêtre qui me déclarerait que la finalité de l'existence est de procréer me laisserait à juste titre sceptique...
Rédigé par : B. | 13 juin 2009 à 18h05
On va me répondre que la subtilité réside dans le fait que c'est l'homosexualité déclarée qui peut occasionner un renvoi. Dans ce cas, si je déclare sur mon lieu de travail que je n'ai pas d'enfants et que je n'en veux pas, je dois être renvoyée aussi ?
Rédigé par : B. | 13 juin 2009 à 18h09
@Sam :
Je vais reprendre vos points en respectant la numérotation, en commençant par le tout début :
"@Epsilon (puisque Epsilon, cette fois-ci est votre pseudo)"
Si j'interprète ça, vous allez dire que je fais un procès d'intention ? Quoi qu'il en soit, je n'ai pas changé de pseudo sur ce blog depuis au moins 2 ans.
"Décidément, je crois qu'il faudra que vous repassiez encore une fois votre examen de logique !"
Bon aller, c'est de bonne guerre alors je le prends bien. Essayez de prendre mes remarques avec le même sourire !
1)Je ne parle pas de vous mais de ForEver.
2->6) Vous finissez par écrire " je ne vois pas pourquoi je mettrais en doute leur sincérité et leur bonne volonté (cela sauf preuve du contraire, bien sûr). " Quel genre de "preuve du contraire" ? Parce que personnellement, je ne fais pas un "procès d'intention" de mauvaise foi, car moi aussi je me demande "A quoi bon dialoguer ?" quand mon "contradicteur" me sort des contradictions grotesques (je ne parle pas de vous, mais d'autres qui tiennent des discours en certains points similaires au votre mais qui finissent par se contredire). Vous êtes de bonne foi, très bien, mais accordez moi la lassitude de celui qui a l'habitude de dialoguer avec des gens de mauvaise foi.
4) Il y a une différence entre une mère qui gronde son fils et des gens qui fustigent l'homosexualité. Au passage, une mère et son fils de sont pas sur le même pied d'égalité, donc faites attention où vous mettez le pieds, on pourrait croire que vous êtes condescendant envers les homosexuels.
5)"« L'homosexualité n'existe même pas » : je ne crois pas avoir jamais dit ça !!! Si quelqu'un vous l'a dit, veuillez donc en discuter avec lui, et non pas avec moi qui ne tiens pas cette opinion !"
Je n'ai pas voulu vous prêter cette opinion. C'est juste une position qui revient de temps en temps sur ce blog.
"figurez-vous que le grand méchant homophobe que vous me supposez être" Procès d'intention ! Bon aller, je vous ai dit que c'était de bonne guerre, rigolons en un peu. Cela dit, je ne pense pas que vous soyez un si "grand méchant homophobe", vraiment. Sinon, j'aurais abandonné le dialogue.
6) Et vous me parlez d'examen de logique ? Ce n'est pas parce que certains grands scientifiques étaient catholiques que leur découverte revient à cette religion.
"Je prouverai par la raison que l'athéisme est une absurdité absolue"
Alors là, il va falloir revoir la définition du verbe "prouver". Mais peut-être que grâce à vous, la religion va triompher partout dans le monde ! Bravo ! Au passage, je tiens à signaler que je ne suis pas athée.
"(il ne peut y avoir de lois scientifiques s'il n'y a pas eu, à l'origine, un esprit pour établir ces lois, et un monde ordonné ne peut être le fruit du hasard)"
Oui alors si c'est ça la fameuse preuve, je rigole. C'est une affirmation des plus gratuites. Je ne vois pas en quoi un esprit supérieur est nécessaire aux lois scientifiques. D'ailleurs, faudrait qu'on m'explique l'origine de cet esprit lui-même... Quant au monde ordonné qui ne pourrait pas être le fruit du hasard, j'en doute. Si vous voulez le prouver, alors j'espère pour vous que vous avez un sacré bon niveau en sciences, à faire pâlir Kolmogorov !
7)"La preuve absolue, c'est ce que c'est le seul moyen naturel d'avoir des enfants."
Si vous parlez du mariage, c'est absurde. On a pas besoin de se marier pour avoir des enfants. Si vous ne parlez pas du mariage mais de la relation homme-femme, ce n'est plus une question de mariage.
8)"on n'a pas le droit de DÉTOURNER la sexualité de sa fin naturelle, qui est la procréation."
L'histoire de la "fin naturelle" n'est pas bien scientifique. Attention, c'est le retour de "l'examen de logique"...
Rédigé par : epsilon | 13 juin 2009 à 18h32
Haha
Un vrai sketch vos interventions sam. Surtout quand vous essayez de maintenir cohérent un ensemble de raisonnements bancals.
Par un exemple aussi tiré par les cheveux que celui que vous aviez employé pour la discrimination, je raillais votre incapacité à raisonner, indépendament du sujet de l'homosexualité.
Je devais m'attendre à ce que vous ne le saisissiez pas.
B. et epsillon l'ont correctement analysé. Un grand merci à eux d'avoir utilisé la fonction essentielle de leurs cerveaux.
Chose que surfeur a du mal à trouver également. Pourtant pour le reste, j'espère pour lui qu'il n'utilise son corps que pour l'action qui lui aura été désignée par son mode d'emploi universel qui est "pas de plaisir, juste la fonction."
Pas de sport, pas d'écriture de chanson, ni même de chant puisque la voix ce n'est fait que pour communiquer pas pour le plaisir auditif, pas de relation sexuelle autre que pour assurer la reproduction puisque ressentir du plaisir la dedans c'est encore une fois pas le but.
Pour revenir à l'homosexualité, vous distinguez ce qui ne peut l'être. C'est pour le coup de la "branlette intelectuelle", la seule que vous semblez pratiquer avec assiduité.
Sinon pourquoi ne pas classer les femmes hétérosexuelles en vierges, femmes adultérines, abstinentes, sexuellement pratiquantes dans le respect de la religion, femme qui a fauté mais se repend et femmes libérées à éviter ?(catégories à redéfinir selon l'envie évidement).
Encore une fois, on gratte le léger vernis des paroles "mais on LES aime, nous n'avons pas de problème avec le sujet" et apparaissent les suggestions de statut inférieur et maladie mentale.
@Sam de nouveau
Propos fictionnels sarcastiques qui valent largement votre approche de l'homosexualité
"permettez moi de vous dire que je connait le sujet du judaîsme.j'ai des amis juifs. Il y en quatre qui sont plus riches que moi et un qui est plus pauvre, mais c'est lui le plus heureux. L'argent ne fait pas le bonheur, même chez les juifs qui croyez moi en ont plus que la moyenne de la population et devraient s'en passer."
Moi aussi je peux faire de la bouillie comme vous!
Autre point : le fameux "faire de même".
Depuis quand cette question de pouvoir dire librement qui l'on préfère, fréquente ou aime s'est rapproché de l'obligation d'être marié ?
@Rorschach
Un peu abrupt comme remarque, mais il doit y avoir du vrai dans ce que tu dis.
Rédigé par : Camille | 13 juin 2009 à 19h09
@B.
«La reproduction n'est pas une nécessité vitale. »
Réponse : si. Non pas pour l'individu mais pour la société. Et c'est précisément pour cela que la société peut se mêler des questions sexuelles (notamment en encourageant la famille).
2) « Si on suit votre raisonnement, Sam, il faudrait non seulement discriminer les homosexuels, mais aussi toute personne hétéro ne souhaitant pas procréer. »
Réponse. Pas du tout. Il existe une immense différence entre :
1) NE PAS USER de la puissance générative (ce qui est le droit strict de n'importe qui);
2) en user d'une façon qui va directement CONTRE sa finalité naturelle (ce qui est mauvais, mais reste dans l'ordre privé : l'État ne peut donc guère intervenir);
3) prôner PUBLIQUEMENT cet usage de la puissance générative CONTRE sa finalité naturelle (et là, dans la mesure où c'est PUBLIC [et donc du domaine de l'État] et contre le bien commun, l'État peut intervenir SI c'est nécessaire et prudent (car, dans certains cas, il vaut mieux tolérer le mal que l'interdire absolument, comme enseignent saint Augustin et saint Thomas).
Rédigé par : Sam | 13 juin 2009 à 20h12
@ B.
Vous écrivez :
« Un prêtre qui me déclarerait que la finalité de l'existence est de procréer me laisserait à juste titre sceptique... »
Mais vous confondez tout ! La question n'est pas celle de la finalité de l'existence, mais celle de la finalité de l'acte sexuel !
Quelqu'un qui a décidé de s'abstenir d'acte sexuel n'a pas à se soucier de la finalité de celui-ci, cela paraît évident !
Rédigé par : Sam | 13 juin 2009 à 20h19
@ Camille
J'ai essayé plusieurs fois de lire votre argumentation, mais j'avoue renoncer à la comprendre.
1) Pourriez-vous expliquer CLAIREMENT ce que vous avez à reprocher à ma position selon laquelle il existe des discriminations JUSTES et des discriminations INJUSTES ? (Je trouve dans votre message beaucoup d'ironie et de remarques désobligeantes pour votre interlocuteur, mais j'ai beaucoup de mal à y découvrir un argument rationnel).
2) Pourriez-vous préciser CLAIREMENT de quoi vous parlez lorsque vous dites : « Pour revenir à l'homosexualité, vous distinguez ce qui ne peut l'être, etc. » ???
3) Pourriez-vous me dire CLAIREMENT en quoi cela vous gêne que j'aie des rapports avec des personnes à tendances homosexuelles, et quel rapport il y a entre cela et les Juifs ???
4) Pourriez-vous me dire CLAIREMENT d'où vient cette prétendue "obligation d'être marié" dont vous parlez dans un paragraphe postérieur, et dont je n'arrive pas à comprendre à quoi elle correspond ???
On a vraiment du mal à vous suivre…
Rédigé par : Sam | 13 juin 2009 à 20h38
@ Epsilon
1) Si je comprends bien, vous renoncez à considérer la distinction entre personnes et pratiques comme un « un argument splendide de témérité mais également d'hypocrisie », c'est bien cela ?
4) Je lis : « On pourrait croire que vous êtes condescendant envers les homosexuels. »
(Oh là !!! Je ne vous savais pas si susceptible !!!) Mais cette remarque étant de pure forme, cela signifie donc que, sur le fond nous sommes d'accord ?
6) Vous écrivez : « Ce n'est pas parce que certains grands scientifiques étaient catholiques que leur découverte revient à cette religion. » Sans doute, mais je n'ai jamais prétendu cela ! (Le problème de logique est donc de votre côté !). J'invoquais seulement ces exemples pour montrer l'absurdité de l'accusation selon laquelle l'Église aurait persécuté les savants.
Quant à l'existence de Dieu, ce n'est peut-être pas le lieu d'en discuter, mais je maintiens qu'elle peut être prouvée de façon très certaine par un raisonnement philosophique très simple. (Évidemment si, pour vous, le mot « prouver » se réduit aux preuves physico-mathématiques, on est mal barré !)
Si je vous affirme que, en réalité, moi, Sam, je n'existe pas, mais que toute cette conversation est, depuis le début, le fruit de la promenade capricieuse d'un chat sur un clavier d'ordinateur, êtes-vous prêt à le croire ?? Si vous croyez que le monde est le fruit du hasard sans intelligence organisatrice, vous devez nécessairement répondre que oui, car, enfin, la complexité de mes messages n'est RIEN par rapport à celle de l'univers, et si le hasard peut le plus, il peut nécessairement le moins.
Mais sur ce vaste sujet, je me contenterai de vous renvoyer à l'ouvrage (plein d'humour !) de Paul CLAVIER, "Dieu sans barbe".
8) Vous écrivez « L'histoire de la fin naturelle n'est pas bien scientifique ». Désolé, mais le bon sens précède la science. Et le bon sens suffit à voir que les yeux sont faits pour voir et les oreilles pour entendre. Je sais bien que les sciences physico-mathématiques actuelles récusent la notion de cause finale, (et je sais bien que beaucoup de gens refusent d'admettre cette finalité justement parce que cela les contraindrait, en dernière analyse, à admettre l'existence d'une Intelligence organisatrice : Dieu), mais qu'est-ce que cela peut faire contre la force du bon sens ? (Bon sens qui est à son tour conforté par la saine philosophie, voir notamment "Le réalisme du principe de finalité de Garrigou-Lagrange).
Sur ce, bonsoir !
Rédigé par : Sam | 13 juin 2009 à 21h06
@sam :
1)Non : distinguer personne et comportement est normal, mais je persiste à dire que dans certains cas, c'est de l'hypocrisie.
4)Non plus. Je dis juste que les catholiques ne sont pas des mères pour les homosexuels.
6)Mais l'église a persécuté certains savants. Ou alors on m'a menti.
Pour Dieu, ce n'est effectivement pas vraiment l'endroit.
8) En mathématiques, on apprend à se méfier du bon sens. Si vous préférez votre "logique", je n'y peux rien, mais cessez de vous amusez de celle des autres.
Rédigé par : epsilon | 13 juin 2009 à 21h29
La société n'est pas une entité unique. La société comprend des individus. Déclarer que "la reproduction est nécessaire à la société" est creux.
"1) NE PAS USER de la puissance générative (ce qui est le droit strict de n'importe qui);
2) en user d'une façon qui va directement CONTRE sa finalité naturelle"
En quoi les homosexuels utilisent-ils leur "puissance générative" ? Je ne sais pas quel sens vous donnez à l'expression "puissance générative". Mais si on entend par là "capacité à procréer", il est évident que les homosexuels n'utilisent pas plus cette capacité à procréer lors de rapports sexuels que les hétérosexuels qui ne souhaitent pas procréer tout en ayant une vie sexuelle.
Rédigé par : B. | 14 juin 2009 à 13h36
@ Epsilon
1)
a)« Distinguer personne et comportement est normal » : Enfin, vous l'admettez !
b) « Mais je persiste à dire que dans certains cas, c'est de l'hypocrisie » : sans doute, car TOUT peut être fait par hypocrisie !
c) Que vous ne soyez pas d'accord avec l'Église sur la question des actes homosexuels, je l'ai bien compris. Et il est évident que l'une des positions (la vôtre ou celle de l'Église) est vraie, et que l'autre est fausse. Mais cela n'implique pas nécessairement que celui qui tient la position fausse est hypocrite (on peut être dans l'erreur très sincèrement !)
d) Il me semble donc que l'argument "hypocrisie" est hors-débat. (On peut certainement trouver des hypocrites parmi les catholiques comme parmi les militants "gays", mais cela ne prouve rien quant à la vérité ou l'erreur de leur position).
4)
a) « Je dis juste que les catholiques ne sont pas des mères pour les homosexuels ». — J'ai bien compris. Mais comme le fait de parler d'une mère était tout à fait accidentel dans la comparaison que je portais (on pourrait, si vous préférez, parler des reproches qu'un homme ferait à son ami qu'il verrait en train de se droguer, ou autre exemple du même type) , il me semble que cela n'infirme pas du tout mon propos.
b) Je ne saisis donc pas bien en quoi vous n'êtes pas d'accord avec moi lorsque vous écrivez : « Non plus ».
c) (Accessoirement : je considère bien l'Église comme ma mère. Et je pense que, même s'ils s'en défendent, elle a aussi des sentiments maternels pour les "homosexuels". - Mais peu importe ici : comme je l'ai déjà dit, le fait de parler d'une mère n'avait rien d'essentiel à mon propos ; on peut facilement, au prix de quelques modifications, remplacer par un ami.)
6)
a) « Mais l'Eglise a persécuté certains savants. » — Plus exactement : certains hommes d'Église ont eu des démélés avec certains savants. Mais si (comme vous le disiez vous-même) les découvertes scientifiques faites par les hommes d'Église ne sont pas à porter au bénéfice de l'Église, je ne vois pas pourquoi les démélés qu'ont eu quelques autres hommes d'Église avec quelques savants seraient à porter à son passif.
Des problèmes, certains savants en ont eu aussi avec les Romains (cf. la mort d'Archimède), avec la République française (cf. la mort de Lavoisier : « La République n'a pas besoin de savant »), etc.
Il saute aux yeux que l'Église, dans l'ensemble de son histoire, a favorisé les sciences. Et la façon dont l'épisode purement accidentel de Galilée est monté en épingle dans l'enseignement et dans les médias français est une excellente illustration de la propagande idéologique et totalitaire dont l'Éducation nationale et les médias sont le vecteur.
b) « Ou alors on m'a menti. » : Oui, effectivement, il y a beaucoup de mensonges sur ce point.
8)
a) « En mathématiques, on apprend à se méfier du bon sens ».
Disons, pour être plus exact, que les intuitions du bon sens doivent être vérifiées scientifiquement. Je suis tout à fait d'accord sur ce point (et je le précisais d'ailleurs in fine) ,
b) Mais, par définition, les sciences mathématiques font ABSTRACTION de la cause finale. Elles ne prouvent absolument pas que celle-ci n'existe pas, simplement elles ne la considèrent pas (parce que le propre des mathématiques est de considérer la quantité – qui est un accident de la cause FORMELLE –, et de faire abstraction du reste – de même que l'optique fait abstraction du son, etc. ). Il est donc évident que, si on regarde la réalité uniquement avec des instruments mathématiques, on n'y verra jamais la cause finale – mais cela ne prouve aucunement qu'elle n'existe pas.
c) Comme donc le bon sens affirme de façon très nette l'existence de la finalité (notre intelligence, pour définir ce qu'est un œil, se réfère tout naturellement à sa finalité : la vue), et que la science (physico-mathématique), même si elle en fait abstraction, ne peut aucunement prouver qu'elle n'exsite pas, il est tout à fait raisonnable d'y croire.
d)Si néanmoins on veut douter du bon sens (et, dans une certaine mesure, c'est normal) , c'est, en ce domaine, la philosophie qui doit venir critiquer et contrôler les affirmations du bon sens : or justement, la saine philosophie prouve de façon victorieuse l'existence de la finalité (cf. Garrigou-Lagrange : "Le réalisme du principe de finalité")
e) « Si vous préférez votre "logique" » : ce n'est pas MA logique mais celle de tout le monde, et la vôtre aussi (je suis persuadé que vous aussi, vous définissez beaucoup de choses par rapport à leur finalité). Tout le problème est de savoir pourquoi certains refusent tout à coup la finalité lorsqu'ils s'aperçoivent que cela pourrait les conduire à affirmer l'existence de Dieu ou de certaines lois morales. Et là, oui, il y a un problème de logique !
Rédigé par : Sam | 14 juin 2009 à 20h23
1)« Déclarer que "la reproduction est nécessaire à la société" est creux. » — Désolé, mais la distinction entre "individu" et "société" est la SEULE façon correcte de répondre à la question (que vous posiez vous-même) de savoir si oui ou non la reproduction est nécessaire. Elle n'est pas nécessaire aux individus, non, mais à la société oui. Et cela est important, parce que, sans cela, la société n'aurait AUCUN motif de s'intéresser à la sexualité (qui serait une affaire purement privée). Si la société favorise le mariage et les familles (et si elle DOIT le faire), c'est à cause du bénéfice qu'elle en retire.
2) « Je ne sais pas quel sens vous donnez à l'expression "puissance générative" » : les organes sexuels, pour être plus clair.
3) « Il est évident que les homosexuels n'utilisent pas plus cette capacité à procréer lors de rapports sexuels que les hétérosexuels qui ne souhaitent pas procréer tout en ayant une vie sexuelle. » — Tout à fait d'accord, et je l'ai dit très explicitement plus haut. C'est précisément pourquoi, comme je l'ai dit, l'Église condamne TOUTE forme de sodomie (pas seulement homosexuelle), ainsi que la contraception (qui, elle, ne concerne pas les homosexuels).
4) Pour être plus clair encore : il ne s'agit pas de dire que tout acte sexuel doit déboucher sur une conception (cela dépend de Dieu, et non de l'homme), ni que la conception doit toujours être l'intention première de celui qui fait cet acte (il est évident que l'amour, ou la recherche du plaisir interviennent souvent), mais que, pour que l'acte soit moral, il doit être fait D'UNE FAçON CONFORME A SA FINALITÉ NATURELLE (qui est la procréation). Tout usage volontaire des organes sexuels selon des modalités qui s'opposent à la génération est immoral. (Après, il est évident qu'il y a des degrés : tout n'est pas aussi grave.)
5) PS : Il n'y a pas que le sexe, dans la vie ! On peut très bien vivre heureux dans la continence !
Rédigé par : Sam | 14 juin 2009 à 20h48
"Tout le problème est de savoir pourquoi certains refusent tout à coup la finalité lorsqu'ils s'aperçoivent que cela pourrait les conduire à affirmer l'existence de Dieu ou de certaines lois morales."
Je vais poser une question qui me brûle les lèvres depuis quelques temps: vous a t-on PROUVE que Dieu éxiste pour affirmer cela?
Sur ce bonne soirée!!
Rédigé par : leo02000 | 16 juin 2009 à 19h02
Bien sûr, qu'on m'a PROUVÉ l'existence de Dieu – et même par 5 preuves différentes (les 5 preuves classiques de l'existence de Dieu – qui, je le précise, n'ont rien à voir avec l'argument ontologique réfuté par Kant [et que, d'ailleurs, saint Thomas d'Aquin avait réfuté bien avant lui, en montrant qu'il n'avait aucune valeur probante]).
Ce n'est peut-être pas le lieu de discuter de cela, mais vous pouvez consulter, par exemple, les bouquins de Garrigou-Lagrange sur le sujet (assez savants), ou (plus simple, et avec beaucoup d'humour) le petit livre de Paul Clavier : « Dieu sans barbe ».
Bonne lecture !
Rédigé par : Sam | 18 juin 2009 à 08h45
Petite précision : l'Eglise ne dit pas que le seul but de la sexualité est la procréation. Elle dit que le plaisir vécu au sein du mariage est une belle chose au contraire, en restant ouvert à la venue de la vie. C'est pas plus compliqué que cela. Pourquoi au sein du mariage? parce que "l'homme quittera sont pere et sa mere, s'attachera a sa femme et ne feront plus qu'un".
deuxiemement, si l'Eglise dit que l'homosexualité n'est pas quelque chose de naturel, elle ne condamne pas les homos mais l'acte en lui même, c'est bien différent!
Rédigé par : truc | 18 juin 2009 à 10h19
"il est évident qu'on ne peut pas mettre sur le même plan des pratiques aptes à transmettre la vie et d'autres qui ne le sont pas"
Les histoires d'amours d'une personne stérile sont donc des deviances scandaleuses.
C'est ridicule...
Oui, la transmission de la vie n'est pas à mettre sur le même plan que le reste. Annoncer l'arrivée d'une troisieme personne est autre chose que de se montrer en couple. ( homosexuel ou pas )
Mais s'imaginer qu'un couple pouvant faire un enfant est mieux qu'un autre, ca reléve plus du fantasme que de la réalité.
Pour ce qui est de finalité naturel, je ne sait pas ce que vous entendez par la. Ca n'a de sens que si vous entendez "volonté de Dieu" par finalité naturel. Car pour un athée, comme pour un biologiste, la nature n'a pas de but.
De toute facon, comme ForEver le souligne, la question n'est pas de savoir si l'homosexualité est bien ou mal.
Une armée doit etre uni, cohésion maximal. Pour quelqu'un qui vit en couple, cacher son homosexualité revient a caché la moitié ( a tout les sens du terme) de sa vie.
Rien de pire pour la confiance et la cohésion.
Rédigé par : Priam | 18 juin 2009 à 11h40
j'ai beaucoup apprécié les commentaires de Sam.
Pour la comparaison des deux couples de Priam, il refuse une fois de plus la distinction actes/personne.
Très simplement, un couple ne vaut pas mieux qu'un autre (la valeur des hommes ne se compare pas) mais il y a bien une hiérarchie des comportement.
Par analogie, si deux élèves ont rendu une copie, que l'un a eu 5/10 et l'autre 10/10, objectivement une copie est meilleure que l'autre, cela ne signifie pas que une personne est supérieure à une autre.
Cette dernière affirmation (pas de supériorité des hommes les uns sur les autres) qui sera je pense acceptée par ceux qui ne sont pas d'accord avec nous va leur poser problème puisqu'un handicapé, c'est aussi un homme.
Rédigé par : Stan | 18 juin 2009 à 12h11
@ Priam, qui écrit :
« Les histoires d'amours d'une personne stérile sont donc des deviances scandaleuses.
C'est ridicule... »
Désolé, mais vous n'avez toujours pas compris : la question est de savoir si l'acte EN LUI-MÊME est fait de manière à pouvoir transmettre la vie.
Cat telle est la façon NORMALE d'utiliser les organes sexuels (normale, car conforme à la finalité desdits organes).
Le fait que la personne soit ou non, par ailleurs, stérile (indépendamment de sa volonté) n'y change rien.
Rédigé par : Sam | 18 juin 2009 à 13h12
C'est marrent sa c'est moi l'agnostique, et c'est vous qui semblez réduire l'homme à une machine, ou chaque rouage à une fonction précise. Un cœur a pour finalité de maintenir en vie en faisant circuler le sang, il est pourtant associé à l'amour. Le toucher et la vue on pour finalité voir et sentir, pourtant l’on n’éprouve pas les mêmes sentiments en fonction de l'objet, ou de la personne vue, touchée, ...
Et vous prétendez tout savoir sur la finalité du sexe. Certes le sexe sert avant tout a la reproduction, mais pour moi c'est aussi une preuve d'amour, sinon pourquoi ferait ton la différence par ailleurs entre "baiser" et faire l'amour. (Vous me direz surement que les homos ne peuvent que baiser, et moi je vais vous dire que l'on ne peut juger sans connaitre).
Vous dite souvent la société doit faire le bien commun, Vous croyez vraiment que brimer 5 à 10% de celle-ci les forçant a vivre soit dans l'abstinence, soit dans le "péché", la honte, en favorisent des comportement allant a l'encontre de cette partie de la population est normal? Pour moi, il est tout aussi normal pour la société de protéger la famille, que de protéger les citoyens. D'après vous dans le cadre du "don't ask, don't tell", croyez vous que quelqu'un qui dit: "je suis homosexuel mais abstinent" pourrais servir dans l'armée américaine? Vous prônez la séparation de l'acte et de la personne, et pourtant la c'est bien la personne qui est condamné, indépendamment de ces actes. Dieu a dis tu ne mentiras pas et pourtant c'est ce que l'on demande au homosexuel. C'est à croire que naitre homosexuel te destine quoi que tu fasses, à la damnation éternelle.
Rédigé par : Magnus | 19 juin 2009 à 18h22